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En bonne forme, l'Abeille est la seule des grandes compagnies à pratiquer à la fois les branches Incendie, Accidents, Vol, Vie et Grêle.
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En 1912
l'Abeille compte plus de 700 000 assurés. Elle se place : * au 1er rang des compagnies d'assurance Grêle, loin devant La Confiance (part de marché : 35 %) * au 3e rang des compagnies Accidents, derrière L'Urbaine-Seine et La Préservatrice (part de marché : 5,3 %) * au 7e rang des compagnies Vie (part de marché : 4,1 %) * au 10e rang des compagnies Incendie (part de marché : 4,3 %)
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En 1914
De nombreux membres du personnel sont mobilisés ; les primes rentrent mal, car beaucoup d'assurés bénéficient du moratoire décidé par l'Etat ; le siège perd le contact avec les agences des zones envahies.
Les traités de réassurance avec les compagnies allemandes et autrichiennes sont dénoncés et L'Abeille cherche à se développer dans les pays neutres (Espagne, Mexique).
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"De mémoire d'Abeille"
L'affaire Dreyfus
En 1898, dans l'affaire Dreyfus, la cour d'assises de la Seine désigne Armand Langlois, directeur de L'Abeille, comme juré au procès d'Emile Zola. L'auteur de "J'accuse" est condamné à l'unanimité à un an de prison et à 3 000 francs d'amende.
Rats contre Abeille…
En janvier 1910, Paris connaît une grave inondation (la Seine monte de 9 m au pont d'Austerlitz).
Les sous-sols de L'Abeille sont envahis, car la rue Taitbout enjambe un ancien bras de la Seine. Les services d'hygiène, craignant une épidémie avec l'arrivée des rats, détruisent les archives.
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